Lundi 9 novembre 2009

Voici ce qu'a déclaré Marie NDiaye au magazine les "Inrockuptibles", dans son interview donné après l'obtention du prix Goncourt pour "Trois Femmes puissantes", à la question suivante: « Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ?»

« Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l'écrivain Jean-Yves Cendrey
, et leurs trois enfants ) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.

Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : "La droite, c'est la mort". Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus. »

Suite à cette déclaration (que nous partageons entièrement bien entendu), Eric Raoult député UMP souhaite imposer un devoir de réserve aux lauréats du prix Goncourt. On rappelle que l'an dernier déjà, le précédent lauréat, Atik Rahimi, s'était opposé avec force et avait réussi à empêché l'expulsion de réfugiés afghans. Raoult, connu pour ses idées proches de l'extrême-droite, s'inscrit dans la volonté de l'UMP de museler et d'interdire toute voix critique de la politique gouvernementale.

Nous soutenons bien évidemment Marie NDiaye et reprenons à notre compte cette phrase: "La droite c'est la mort".

Par Tarbes à gauche - Publié dans : national
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Dimanche 8 novembre 2009

Bradouchka rend hommage aujourd'hui a d'étranges êtres humains appelés "jeunes pop' ".Il sont de droites, ont des écharpes en laine tricotées au Pérou pour favoriser le commerce équitable (parce qu'ils les mangent après) et ont une énorme mèche de cheveux de chez Franck Provost pour la rebel attitude mais aussi pour camoufler un vide certain au niveau du cervelet ... Voilà , si vous vous reconnaissez, désolé....

Par Tarbes à gauche - Publié dans : vidéos
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Samedi 7 novembre 2009

Voici la lettre que Marie-Pierre Vieu a écrit à la préfète concernant le projet d'hôpital unique Tarbes-Lourdes:

«J’ai assisté jeudi 22 novembre dernier au Conseil d’Administration de l’hôpital de Tarbes où j’avais la délégation du Président de Région Monsieur Martin Malvy. Cela m’a permis de prendre connaissance de l’état d’avancement du projet du nouvel hôpital de Lanne, qui viendrait à court terme se substituer à ceux de Tarbes et Lourdes. Ce projet de plateau unique, je dois l’avouer recueillait l’assentiment de la majorité des personnes présentes dans l’assemblée au premier rang desquelles, Mr Gérard Trémège, maire de Tarbes et président du Conseil d’Administration de l’hôpital de la ville ainsi que Mr Bordères, maire de Vic en Bigorre. L’argument avancé pour le justifier fut de nous dire que la concentration des moyens financiers, technologiques et humains des deux hôpitaux en une seule unité, favoriserait la compétitivité en matière de santé, en même temps qu’elle répondrait à l’exigence affichée de réduire les dépenses publiques. Et de nous donner en référence le cas de l’Ariège, où il y a une dizaine d’années, le centre hospitalier du Chivas a remplacé les deux hôpitaux de Foix et de Pamiers. Sans esprit polémique, je voudrais dire ici que cet hôpital ariégeois, présenté à sa création comme solution technique au plan Juppé, connaît aujourd’hui les plus grandes difficultés ; son service des urgences est d’ailleurs en grève pour manque de moyens. C’est dire son exemplarité !!

Permettez moi pour ma part de douter que l’addition ou la fusion de deux hôpitaux en difficulté garantisse l’équilibre financier d’un troisième. A moins bien sûr que l’objectif unique de ce nouvel hôpital ne soit plus que la rentabilité financière et cela au mépris des missions fondamentales d’un hôpital public : l’égalité d’accès de tous à la santé ! L’hôpital de Lourdes vient d’être rénové, et 12 millions d’euros ont été investis à Tarbes pour la réfection des salles d’opération ; pourquoi alors décider de les abandonner au moment même où toutes les enquêtes attestent que la meilleure prévention contre la maladie est l’existence de structures de proximité ?

La crise des hôpitaux est essentiellement provoquée par la politique gouvernementale d’asphyxie budgétaire et de privatisation de l’hôpital public. Le projet d’un nouvel hôpital à Lanne s’inscrit dans la loi Bachelot, sa volonté de fermer 200 hôpitaux publics de proximité et de supprimer 20 000 emplois en France. C’est la même logique qui préside à la fermeture de l’unité chirurgicale de l’hôpital de Lannemezan (ouvrant un désert chirurgical entre Tarbes et Saint Gaudens) !

Ma conviction est qu’il nous faut sauver les hôpitaux publics de Tarbes et Lourdes, préserver Lannemezan et Bagnères. J’entends que certains ne la partagent pas. Reste, madame la préfète que je pense que ce débat doit avoir lieu publiquement. Pourquoi ? Parce qu’à partir du moment, où nous agissons pour l’intérêt général, nous ne pouvons avancer dans la mise en oeuvre d’un tel projet sans consulter les principaux intéressés, à savoir les usagers eux-mêmes.

Lorsque j’ai avancé en Conseil d’Administration de l’hôpital de Tarbes, la proposition de votation citoyenne sur la question du nouvel hôpital, on m’a objecté que nos concitoyens étaient souvent mal ou sous informés et pourraient donc se méprendre dans leur choix. Une réponse que j’ai appréciée à sa juste valeur car elle venait d’un élu local. Je me retourne aujourd’hui vers vous madame qui êtes la représentante de l’Etat dans notre département, pour vous faire la même demande de l’organisation d’un débat contradictoire et d’une consultation populaire. Il en va d’une question de démocratie élémentaire.

Je reste à votre disposition, madame, pour évoquer ce sujet dans les plus brefs délais et tiens à vous assurer de l’expression de mes sentiments dévoués.»

Note de TAG: Lors du prochain conseil municipal de Tarbes du lundi 7 décembre sera discuté une motion présentée par l'opposition à ce sujet. Il est important qu'un maximum de citoyens tarbais et au-delà se mobilisent pour exiger du maire un véritable débat public. L'avenir de l'hôpital public et de l'accès à des soins de qualité pour tous se joue maintenant. Il est incompréhensible que le maire de Tarbes soutienne un projet qui va priver sa ville de l'hôpital public. Généralement, les maires se battent pour conserver un hôpital public sur leur commune, ici c'est le contraire.
Le maire UMP soutient les projets de fermeture de services publics, pas nous.....

Par Tarbes à gauche - Publié dans : intervention des élus
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Jeudi 5 novembre 2009

PAR NATHALIE ARTHAUD (PORTE-PAROLE DE LUTTE OUVRIÈRE), OLIVIER BESANCENOT (PORTE-PAROLE DU NPA), MARTINE BILLARD (DÉPUTÉE ÉCOLOGISTE), GÉRARD FILOCHE (INSPECTEUR DU TRAVAIL, PS), BENOÎT HAMON (PORTE-PAROLE NATIONAL DU PS), PIERRE LAURENT (COORDINATEUR NATIONAL DU PCF), NOËL MAMÈRE (DÉPUTÉ LES VERTS), WILLY PELLETIER (COORDINATEUR GÉNÉRAL DE LA FONDATION COPERNIC)

Tribune parue dans l'Humanité (02/11/09)

Dans quel aveuglement, étions-nous. Et dans quelle erreur  ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs  : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4 500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60 % seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables, souvent, les conséquences sur leur carrière.


Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré  ?


Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des « niches fiscales ». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables, généralement les plus aisés, d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts  ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée  ?


Ce « passe-droit », pourquoi leur était-il consenti  ? Après tout, des passe-droits, n’y en a-t-il pas assez  ? Avec le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune, les allégements des droits de mutation et de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier… Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés. Alors, oui, il était grand temps d’agir. Et urgent, vraiment, de récupérer 150 millions dans les poches des accidentés du travail.


Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier. Fiscalement, il est devenu privilégié. Était-ce plus longtemps tolérable  ? Éric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité  ? Michèle, épuisée par la mobilité forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce sont des privilégiés. 
Cela pouvait-il durer  ?


Certes, la Caisse nationale des accidents du travail et des maladies professionnelles est excédentaire du fait des sous-évaluations qui reportent les frais sur la Caisse d’assurance maladie. Ne pas toucher aux indemnités des accidentés du travail était possible. Aurait-ce été juste  ? Les accidentés du travail n’ont, après tout, perdu que la santé, perdu qu’un membre, perdu qu’une vie passée au travail, généralement pour rien, perdu qu’un avenir, perdu que leurs revenus, perdu parfois qu’ une vie familiale. Grâce aux députés UMP, l’administration fiscale saura, elle, ne pas les perdre de vue.


Vestige, la République porte toujours, à son fronton, ce mot devenu vide de sens  : « fraternité ». Mais si l’on veut fiscalement sauver les riches, il faut bien taxer les pauvres. Atomisés, ils ont le bon goût de se défendre rarement. Et des beaux quartiers, nul jamais ne les voit. Les pauvres ne doivent-ils pas manifester quelque solidarité envers les plus fortunés, de moins en moins imposés  ?


Les 150 millions d’euros ramassés là, sur les accidentés du travail, certainement serviront. Lors du récent rachat par BNP Paribas, avec six mois d’avance, des 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites pendant la crise par l’État français, ce dernier n’a touché aucune plus-value. L’État a dû se contenter de 226 millions euros d’intérêts alors qu’il aurait pu, au regard de l’évolution du cours de BNP Paribas, encaisser 5,8 milliards d’euros. Tout est dit. Comparons les volumes 
financiers. Comparons les populations ciblées, les clientèles exonérées.

Par Tarbes à gauche - Publié dans : national
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Mercredi 4 novembre 2009

Hier avait lieu la réunion de conciliation au tribunal des prud'hommes entre les salariés licenciés pour avoir fait gréve en mars et le Leclerc d'Ibos. Plus d'une centaine de personnes du collectif de soutien s'est mobilisé pour les soutenir et montrer leur détermination face aux agisssements des patrons voyous qui se croient au dessus des lois de la république.

Pas de surprise : l'avocat du CDA Sud Ouest n'avait rien à proposer, sinon de passer au jugement. A noter, son client, Mr Saint-Laurent était absent, alors qu'il fait d'habitude acte de présence.

Une date a donc été fixée pour l'audience : elle aura lieu le mardi 2 Mars

La mobilisation se poursuit donc......
Par Tarbes à gauche - Publié dans : vie municipale
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Ce blog est animé par un collectif de militants de plusieurs partis de gauche, des militants associatifs, syndicaux et des citoyens qui ne se résignent pas à ce qu'une ville de gauche soit dirigée par une municipalité de droite. Nous voulons porter haut et fort les couleurs d'une gauche décomplexée, qui dépassent les clivages actuels des partis traditionnels. Nous nous inscrivons dans une démarche d'éducation populaire qui permet au plus grand nombre de décrypter la politique actuelle qu'elle soit locale ou nationale. Ce blog est un espace d'information et de mobilisation citoyenne. N'hésitez pas à envoyer des textes que nous publierons (mail: tarbesagauche@yahoo.fr).
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