LA METHODE TREMEGE , LA PREUVE PAR LA RESIDENCE OXYGENE: MEPRIS POUR LES HABITANTS, TAPIS ROUGE POUR SES AMIS

Publié le par Tarbes à gauche

 

En 2008, une ancienne propriété agricole de 4200 m2 située au n°45 avenue d'Azereix à Tarbes est achetée par un promoteur pour y construire 72 logements étudiants. Dans ce quartier calme, la nouvelle est vite connue car tous les riverains savaient que ce terrain vide serait construit un jour. Mais tous gardaient confiance que le maire maîtriserait l'urbanisme du projet afin qu'il s'insère harmonieusement avec l'environnement existant.

 

COMMENT TREMEGE A GERE CE DOSSIER

 

En octobre 2008, les riverains écrivent au maire, dans une démarche très constructive, lui demandant simplement de pouvoir lui formuler les remarques éventuelles qui s'avéreraient nécessaires pour préserver les intérêts du voisinage. A cette démarche légitime, citoyenne et constructive, le maire répondra sèchement par la négative. Autrement dit: «ne vous mêlez pas de ce qui vous regarde». Le maire accordera donc à son ami promoteur tout ce qu'il veut:

  • Construction d'un maximum de studios pour encaisser un maximum de loyers

  • -Les escaliers seront uniquement extérieurs (source de nombreux tapages nocturnes actuels). Mais pour son ami promoteur, des escaliers intérieurs auraient fait diminuer d'autant les surfaces rentables, des studios à louer

  • Absence d'infrastructures qui auraient amélioré la vie des étudiants telle qu'une salle de réunion par exemple, afin que ces jeunes puissent sortir de leur cage à poule de 20 m2, pour se retrouver ensemble à l'abri dans une grande salle de réunion, sans déranger le voisinage. Mais pour son ami promoteur, une salle de réunion aurait été de la construction non rentable.

  • Le maire n'impose pas un concierge, ce qui aurait été évité la plupart des tapages nocturnes. Mais pour son ami promoteur, un concierge aurait signifié un loyer en moins et un salaire en plus.

 

En décembre 2008, à la demande des riverains, le maire organise une réunion sur place, non pas pour tenir compte de leurs remarques puisqu'il a déjà accordé le permis de construire depuis 1 mois, mais pour les endormir en leur affirmant que ce projet sera en tous points merveilleux et que son promoteur était très arrangeant. Cette réunion sur place était donc de la poudre aux yeux à usage d'une communication inutile pour les riverains.

 

En janvier 2009, les riverains demandent, par un recours gracieux au maire, d'annuler le permis de construire de la résidence oxygène et de prendre enfin concertation avec eux. Cette procédure du recours gracieux est la procédure officielle par laquelle un maire dispose d'un délai de 2 mois pour annuler un permis de construire qu'il a déjà accordé. Lorsque durant ce délai un maire négativement au recours gracieux de ses administrés, cela signifie qu'il maintient son permis de construire. Dans cette affaire, Trémège n'a même pas répondu à la demande de recours gracieux, ce qui équivaut à son rejet tacite, sans même avoir pris la peine de téléphoner à ses administrés afin qu'ils exposent leurs arguments. Cette attitude démontre le mépris hautain que Trémège leur a manifesté!!

 

 

COMMENT UNE MAJORITE DE GAUCHE AURAIT GERE CE DOSSIER ?

 

Nous aurions concilié ces deux impératifs :

  • Favoriser l'hébergement des étudiants dans notre ville en autorisant une construction de résidence intégrée à son environnement.

  • Mais en imposant une politique d'urbanisme compatible avec la tranquillité des habitants du quartier, ceux-ci ne demandant pas autre chose.

 

Nous aurions refusé le permis de construire tel que l'avait déposé la SARL Oxygène, pour cela nous aurions appliqué l'article UD11 du plan d'occupation des sols. Cet article permet au maire de refuser un permis de construire s'il estime que la construction projetée ne s'intègre pas avec l'environnement bâti existant. En effet le maire ment lorsqu'il fait croire qu'il était obligé d'accorder ce permis de construire dans l'état dont le promoteur l'avait demandé.

 

D'autres maires en France, placés devant le même problème, ont refusé des permis de construire uniquement parce qu'ils ont estimé que les constructions prévues ne s'intégraient pas avec l'environnement bâti existant (la cour d'appel de Bordeaux a encore en 2009 donné raison à un maire qui avait pour ce motif refusé un permis de construire à 33 logements collectifs en zone pavillonnaire).

 

Ensuite parce que nous pensons que la spéculation financière et immobilière ne doivent pas se faire au détriment des habitants d'un quartier. Nous aurions organisé une véritable concertation SARL Oxygène/ Ville de Tarbes/ Riverains et nous aurions imposé en préalable au promoteur une forte limitation du nombre de logements et de la hauteur des bâtiments en R+1, une autre implantation des bâtiments et des locaux techniques. Nous aurions aussi imposé la création des escaliers à l'intérieur des bâtiments, la création d’infrastructures de vie étudiante telle qu'une salle de réunion par exemple et enfin la présence d'un concierge en raison de l'importance du projet.

Publié dans vie municipale

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