Une résidence étudiante qui fait débat!

Publié le par Tarbes à gauche

Tarbes est une ville étudiante comptant plus de 5000 étudiants. Cela représente évidemment une richesse mais nécessite des infrastructures répondant aux demandes croissantes en matière de logement, de transport, de sorties culturelles ou sportives, d'offres de soins adaptés.....

Cette situation n'autorise pas la municipalité UMP de Tarbes à faire n'importe quoi et à promouvoir la spéculation immobilière.

C'est pourtant ce qui se passe avenue d'Azereix où une résidence étudiante vient de voir le jour en dépit d'un certain nombre d'éléments juridiques.

 

La chronologie des événements ayant abouti à ce projet est une succession de détournements de la loi par le promoteur et de mépris des riverains de la part de la municipalité. Nous allons les retranscrire le plus précisément possible:

 

Il y a environ deux ans, un projet de construction d'un ensemble collectif de 72 logements étudiants a été déposé par un promoteur, M. Bives, de la SARL Oxygène. Devant l'inquiétude des riverains, une rencontre a été organisée avec le maire qui a présenté le promoteur comme quelqu'un de très arrangeant qui ferait tout pour éviter les éventuels problèmes.

 

Le 12 janvier 2009, le voisinage formule un recours gracieux auprès du maire pour demander l'annulation du permis de construire qui est illégal pour deux raisons:

- l'ensemble collectif est construit dans une zone dite pavillonnaire (UD)

- il est prévu 2 étages alors que la loi prévoit dans ces zones, un rez de chaussée + un étage + des combles (peux t'on considérer que le 2ème étage fait partie des combles?)

 

Le recours gracieux reste sans réponse du maire (quel respect!) ce qui vaut rejet tacite.

 

Le 14 mai 2009: un recours est déposé au tribunal administratif de Pau contre le permis de construire accordé par le maire.

 

Pendant l'été 2009, la société Oxygéne dépose le 24 août une demande modificative du permis de construire pour un problème lié à la hauteur de la toiture.

 

Le 03 janvier 2010, débutent les travaux de construction de la résidence étudiante. Les travaux effectués ne correspondent alors pas au plan initial du permis déposé.

 

Le 16 mars 2010: une lettre est envoyée au maire pour le non respect du permis de construire. Pour information: le non respect d'un permis de construire est un délit et le maire a l'obligation de saisir le procureur. Les riverains ne savent toujours pas si cela a été fait, ils n'ont eu aucune information.

 

Le 08 avril 2010 le promoteur dépose un permis modificatif et le retire le 14.

Le 12 avril 2010: un permis modificatif est refusé au promoteur par la mairie.

Le 15 avril, un nouveau permis modificatif est accordé par la mairie alors qu'il a été déposé la veille (la rapidité des services est à louer, espérons que ce soit le cas pour tout le monde).

 

L'architecte a rapidement refusé le suivi des travaux car écoeuré par les pratiques du promoteur. En effet, ce dernier a réalisé le projet de permis refusé par la mairie.

 

Le 30 septembre 2010: une nouvelle lettre est envoyée au maire par le collectif pour dénoncer le non respect du permis de construire. Celui-ci a enfin répondu mais juste pour dire qu'il demandait au promoteur de régulariser la situation. Cette réponse est tout simplement invraisemblable: il demande au promoteur de régulariser un délit! C'est comme si un automobiliste qui se fait arrêter pour avoir brûlé un feu rouge, dit aux gendarmes qu'il fait demi-tour pour passer cette fois au feu vert! Rappelons encore une fois que le rôle du maire devrait être de saisir le procureur. On est en droit de s'interroger sur les liens entre le promoteur et le maire qui explique cette bienveillance de ce dernier face à l'attitude du promoteur.

 

Une anecdote est aussi significative du manque de considération dont fait preuve la municipalité à l'égards des riverains. Le début d'année universitaire a été agité pour ces derniers avec quelques soirées bruyantes et alcoolisées. Un soir de début septembre, excédés par ces désagréments, des voisins ont appelés le 1er adjoint, soit disant de permanence et habitant pas très loin de surcroit. La seule réponse qu'ils ont eu de l'élu c'est qu'il était déjà en pyjama et donc qu'il ne pouvait se lever. Voilà la conception de la démocratie de proximité selon l'équipe municipale UMP....

 

Une affaire similaire a eu lieu dans une ville de l'agglomération de Poitiers. Un promoteur souhaitait faire un projet d'immeuble collectif dans une zone pavillonaire. Le maire a refusé. le promoteur a attaqué devant le tribunal administratif, a gagné mais a perdu devant la cour d'appel. Voilà toute la différence entre un maire courageux, soucieux du respect du droit et du bien-être de ses administrés et un maire qui privilégie les intérêts de promoteurs privés peu scrupuleux.

 

Pour finir, voici quelques photos de la vue qu'un voisin a sur le local de poubelles de la résidence, qui a été construit directement devant sa fenêtre. Il a envoyé 2 lettres au maire qui dit être intervenu auprès du promoteur, mais pour le moment rien ne bouge.

 

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Publié dans vie municipale

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